Une palette a déjà voyagé. Elle a porté des charges, dormi sous la pluie, pris des coups de transpalette. Quand elle arrive à l’atelier, elle a une histoire — et c’est précisément ce qui la rend intéressante.
D’où vient le bois
Palettes, vieilles planches, troncs récupérés : la matière première ne vient pas d’un catalogue mais des arrivages. C’est une contrainte assumée. Elle explique pourquoi chaque création est étudiée au cas par cas, en fonction de ce qui est disponible au moment où le projet démarre.
Concrètement, cela veut dire qu’un même modèle ne sortira jamais deux fois identique. Le porte-tasses taillé dans un tronc dépend du tronc. Le luminaire dépend de l’épaisseur des lames récupérées.


Le travail invisible
Avant de scier quoi que ce soit, il faut démonter, dé-clouter, trier ce qui est sain, écarter ce qui est fendu ou traité. Vient ensuite le rabotage, puis le ponçage — trois passages successifs, du grain le plus grossier au plus fin, jusqu’à ce que la main glisse sans accrocher.
C’est la partie la plus longue et la moins spectaculaire. C’est aussi celle qui fait la différence entre un objet en bois de récupération et un objet qui a juste l’air d’être en bois de récupération.
Les nœuds, les veines, les différences de teinte : ce ne sont pas des défauts, c’est la signature de la pièce.

Ce que ça implique pour vous
Le bois est un matériau naturel. Sa teinte varie d’une planche à l’autre, il porte des nœuds, son veinage n’est jamais régulier. Ces variations font partie du caractère unique de chaque création et ne peuvent pas être considérées comme des défauts.
- Deux exemplaires du même modèle n’auront pas exactement la même teinte.
- Un nœud visible n’est pas un raté : c’est là que le bois a poussé.
- Les dimensions peuvent être ajustées à votre besoin, dans la limite de ce que la planche permet.
- L’objet continue de vivre : il fonce légèrement avec la lumière.
Écologie, sans le discours
Travailler de la récupération n’est pas seulement un argument. C’est ce qui permet de proposer un support téléphone à 15 € ou un porte-bouteilles à partir de 30 €, faits main, sans que le prix parte dans la matière première. Le bois est déjà là. Il ne manque que le temps de l’atelier.


Une idée en tête ?
Vous ne trouvez pas exactement ce que vous cherchez ? Chaque projet est étudié et personnalisé. Décrivez ce que vous avez en tête — dimensions, usage, contraintes — et on regarde ensemble ce que les arrivages permettent.
Marco Bois